Pierre Dubost

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Dans cette Interview je vous propose de découvrir le bassiste : Pierre Dubost

Pierre est actuellement le Bassiste de Yarol Poupaud.

Interview basse en ligne

Bonjour Pierre ! Bienvenue sur Basse en ligne et merci d’avoir accepté cette interview.

Bonjour Pascal ! Merci pour l’invitation, c’est un plaisir de parler basse avec un bassiste !

Et de pouvoir participer à l’enrichissement de ton site que je trouve super bien fait.

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Pour commencer, peux-tu nous décrire ton parcours ? Tes débuts, ta découverte de la basse ?

C’est à l’âge de 16 ans, en voyant jouer un groupe que j’ai ressenti physiquement les basses fréquences. Quand on m’a dit que c’était la guitare basse qui procurait cette sensation, j’ai tout de suite eu envie de jouer de cet instrument. Un ami d’une de mes sœurs m’a vendu une basse short scale avec une méthode pour débutant. Je ne connaissais rien à la musique, donc j’ai appris à lire les tablatures. J’ai avalé la méthode en deux semaines et j’ai commencé à retranscrire à l’oreille tous les plans de basse que j’entendais. A ce moment, j’écoutais beaucoup de « cold wave » et la basse étant prédominante dans ce type de musique, c’était plutôt simple de l’entendre. J’ai déchiffré plein de titres de JOY DIVISION, BAUHAUS, THE SISTERS OF MERCY, THE CURE.

Je me souviens d’un passage sur RTL où tu jouais avec Keren Ann et avec en invité Christophe. Quel souvenir as-tu de ce moment particulier ?

En rencontrant Christophe, j’ai découvert un personnage timide et humble. Pendant la balance il nous demandait si ce qu’il allait jouer convenait bien au morceau ! Je garde un très beau souvenir de ce moment. C’était de la belle musique en belle compagnie. 

Oui vraiment un moment magique. D’ailleurs la formule avec Keren Ann était très minimaliste. Basse, batterie, Guitare/Chant. Quelle était ton approche pour ce projet ?

En trio, tu dois faire en sorte que l’artiste que tu accompagnes se sente libre de faire ce qu’il veut. Donc tu te dois d’être solide sur le tempo, tout en t’adaptant aux grooves et aux nuances de l’artiste qui évoluent au fil du concert ; et on ne fait jamais le même concert.

Avec Mathieu GAYOUT, on faisait des répétitions uniquement pour le basse/batterie. A force de travail et d’écoute, on a développé une confiance et des automatismes. Une fois sur scène, tu es alors plus sûr de ton jeu et tu peux te concentrer beaucoup plus sur l’interprétation.

Merci pour ces précisons sur le travail du binôme basse/batterie, c’est un paramètre essentiel dont je parle souvent dans ma pédagogie. Cela va sans aucun doute en pousser certains à organiser des sessions spéciales basse/batterie. Alors plus récemment tu as enregistré l’album, « Hot Like Dynamite » avec Yarol Poupaud, qu’est-ce qui t’a amené à participer à cet album ?

Je joue avec YAROL depuis 2019. On a fait plus d’une centaine de dates ensemble. Un concert, c’est minimum 2h de live. On est allé jusqu’à 3h30 un soir. On prend énormément de plaisir à jouer ensemble. On a plein de références musicales en commun. Pendant les balances, on « jamait » énormément et on enregistrait sur nos téléphones les bonnes idées. En réécoutant ces impros, on s’est dit qu’on pouvait en faire des chansons, alors on est allé dans le studio de YAROL pour développer ces idées.

J’ai beaucoup aimé l’énergie de l’ensemble des titres et également toutes les petites trouvailles à l’intérieur des titres … Comment s’est déroulé le processus de création ?

La majeure partie des titres a été composée par YAROL et Victor MECHANICK. Je suis intervenu sur 4 titres. Ces titres proviennent justement de « jams ». On partait d’un groove, et la grille évoluait selon nos inspirations ; YAROL et Victor trouvaient des mélodies de chant au fur et à mesure de la jam. On enregistrait les idées et on ré-écoutait le lendemain pour sélectionner les bons titres. On ré-enregistrait alors les basses batterie, puis les guitares, les claviers, les percus. Les arrangements proprement dits sont apparus au fur et à mesure de l’enregistrement.  

Y a t ‘il des bassistes qui ont inspiré ton jeu de Basse ? Si oui lesquels ?

Il y en a tellement !

Peter HOOK, bassiste de JOY DIVISION et NEW ORDER a été le premier bassiste dont j’ai relevé un plan. Il joue de la basse comme un instrument mélodique. Ses lignes se chantent. Je suis fan absolu.

Phil LYNOTT, bassiste, chanteur et compositeur de THIN LIZZY.

BOOTSY COLLINS, Aaron MILLS, bassiste de CAMEO, PRINCE, MARK KING (LEVEL 42), FLEA des RHCP, Stuart ZENDER de JAMIROQUAI, MESHELL NDEGEOCELLO, je ne peux pas tous les citer. Un dernier, Simon GALLUP de THE CURE.

Pierre Dubost

Est-ce que tu peux nous dire selon toi, quel serait le type de mindset idéal pour remplir totalement son rôle de Bassiste au sein d’une formation, groupe ?

Le tempo, le groove, l’écoute.

Le tempo : Penser à ne faire qu’un avec le batteur. 

Le groove : Maîtriser le mouvement rythmique. Il faut que le corps s’anime, qu’il ait envie de danser. Si je ne bouge pas, c’est que je ne groove pas.

L’écoute : Participer au dialogue avec les autres musiciens. Chercher l’interaction, la réaction, ce sont des moments magiques.

Super, 3 mots magiques ! Et sinon y a t’il une ligne de Basse que tu apprécies toujours autant de jouer ?

Dur de choisir :

– DANCING IN THE MOONLIGHT de THIN LIZZY,

– BRING DOWN THE BIRDS de Herbie HANCOCK (repris dans GROOVE IS IN THE HEART de DEEE LITE)

– ROLLER SKATE de CAMEO

Dans ton quotidien hors tournées as-tu une routine de travail spécifique pour ta pratique de la Basse ? Si oui peux-tu nous la décrire ?

Je prends la basse tous les jours. Pour m’échauffer, je joue la gamme majeur à tous les degrés. Puis je joue des plans que j’aime, au doigt, et en slap. Enfin je joue pour le plaisir de faire sonner l’instrument et toujours à la recherche d’une nouvelle ligne de basse.

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Parlons un peu matériel. Je vois que tu utilises le modèle Fender Précision. Basse incontournable ! Pourquoi ce choix et utilises-tu d’autres basses parfois ?

Ma première basse a été une Jazz Bass, que j’ai toujours et que je prends sur des prod Funky ou Pop. Je suis passé sur Précision pour avoir un son plus rock, plus de largeur et de rondeur. Je préfère aussi la sensation physique qu’elle me procure. J’en ai une de 1976 et une de 1977. Je joue aussi sur une Music Man de 1980.

Et côté amplification pour la scène ? Utilises-tu quelques effets ?

AMPEG ! A lampes de préférence. Avec YAROL, je joue sur un AMPEG SVT 200T, c’est un combo à transistor qui sonne d’enfer ! En termes d’effets, j’ai une Electro Harmonix Nano Bass Big Muff, qui à l’avantage de ne pas perdre le bas ! Un Octaver Boss OC-2 et une Wah Bass Q Crybaby Dunlop pour les morceaux « prodés » ou passage solo. Un accordeur évidemment ! 

On arrive à la fin de cette interview. Un grand merci à toi et pour finir peux-tu nous parler de ton actualité à venir  ?

On va enfin pouvoir reprendre la route avec YAROL pour quelques concerts cet été. Une tournée plus conséquente s’annonce pour 2023. Personnellement, je me remets à composer et produire des titres et je vais remonter mon projet ROCK POP « SONIC SATELLITE », mis en stand by depuis 2011! Et pourquoi pas avec YAROL ?

C’était un plaisir Pierre … merci encore pour cet échange.

Une réflexion sur “Pierre Dubost

  • 18 février 2022 à 10 h 29 min
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    Magnifique interview
    Love you little brother

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