Carol Kaye

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Carol Kaye est née en 1935 aux Etats-Unis.

Guitariste de formation, elle joue dans de nombreux clubs de jazz durant les années 50.

Elle commença sa carrière de bassiste par hasard en 1963 en remplaçant un bassiste qui avait oublié la session d’enregistrement.

Elle devint rapidement la femme que tout le monde s’arracha pour les séances de studio. Elle enregistra des lignes de basse pour les plus grands de l’époque : les Beach Boys, Stevie Wonder, Elvis Presley, …

Carol Kaye a joué sur environ 10 000 enregistrements au cours de sa carrière de plus de 50 ans.

Elle s’inspire du saxophoniste de Jazz, Sonny Stitt et adore également la musique classique.

Carol Kaye 2

Elle marqua profondément l’histoire de la basse étant la première à jouer avec un médiator, cela lui permettant d’être très versatile, et de passer d’un son profond à un son plus clair et précis,

Elle a travaillé avec les plus grands noms de la musique des années 1960 : 

Phil Spector, Brian Wilson, Simon & Garfunkel, Lalo Schifrin, J.J. Cale, Beach Boys, Neil Young, Barbra Streisand, Ike & Tina Turner, Sonny and Cher, Ritchie Valens, Joe Cocker, Jones, Joe Cocker, Ike &Tina Turner, Mel Torme, Bobby Darin, Frank Zappa, Wayne Newton, Herb Alpert, O.C. Smith, Don Ho, etc.

Elle enregistre également pour de nombreux génériques de séries américaines : 

BonanzaM*A*S*HMission ImpossibleKojakMannixWonder WomanLa Famille Adams

Carol Kaye - Kojak

En 1970, suite à des problèmes d’arthrite, elle doit arrêter ses sessions de studio.

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Pédagogie

En 1969, elle écrit la première méthode pour Basse :

How to play the electric bass Vol.1 – 2 et 3 

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Carol Kaye propos de l’étude de la Basse :

«C’est important d’avoir la formation adéquate pour apprendre la bonne manière de jouer, c’est un processus qui prend du temps et j’ai vu beaucoup d’anciens élèves persévérer jusqu’à devenir célèbres pour la qualité de leur jeu mais ça a pris du temps.»

« Apprenez les notes issues des accords, étudiez et entraînez vous une heure par jour ou seulement deux heures quotidiennes s’il s’agit de Jazz, PAS PLUS …..simplement parce que le cerveau n’assimile plus après deux heures et ne faites pas ce travail machinalement avec de la matière on apprends et on fait beaucoup avec une heure de pratique. C’est la qualité du travail et non la quantité ne terme de temps qui va vous améliorer.»

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Un jour ordinaire de ses années sixties et seventies :

Lever à 7 heures, déjeuner vite fait, prendre une douche et direction les studios de cinéma pour des prises de film jusque vers les 17 heures.

Rentrer à la maison en vitesse pour grignoter quelque chose et repartir aux studios d’enregistrement pour une séance de 20 heures à 23 heures et souvent en général beaucoup plus tard.

Retour à la maison vers 1 heure du matin.

Souvent elle prenait un engagement de 18 heures à 19 heures pour un enregistrement ce qui fait qu’elle n’avait même pas le temps de rentrer chez elle pour grignoter.

Comme les emplois du temps débordaient, Carol devait prendre parfois des remplaçants pour commencer les séances à sa place en attendant son arrivée qui survenait avec parfois 10 ou 15 minutes de retard.

C’était inconcevable d’être en retard pour une session parce que les règles du Syndicat étaient telles que si jamais une séance partait hors délai Carol devait rembourser l’intégralité de ce dépassement ce qui s’élevait à l’époque à 1000 dollars.

Carol devait se payer les services de taxi ou autre compagnie pour emmener un de ses quatre amplis et installer son matériel en studio, elle courait avec sa basse, l’ampli devait être allumé, elle avait juste le temps de se brancher, de s’accorder et d’être prête pour jouer, le stylo à la main notant les différents plans et passages imposées qu’elle devait exécuter.

Au début des sixties il fallait faire ses propres arrangements souvent de tête mais parfois aussi nous écrivions les grilles car certains chanteurs arrivaient aux studios avec une guitare en chantant leurs chansons voir en s’accompagnant du piano, il fallait donc tout déchiffrer et transcrire sur grille.  

Une réflexion sur “Carol Kaye

  • 26 août 2020 à 22 h 42 min
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    Bonsoir Pascal merci de nous présenter cette grande dame que je ne connaissais pas excellent de découvrir ça !
    Aux plaisir de la basse
    Musicalement 🙂 Sébastien

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